Mais pourquoi ça ne vole pas ! 2019-08-17T21:56:22+01:00

Mais pourquoi ça ne vole pas !

Est-ce que ça va voler ce soir ?

15 heures, le ciel est bleu !  Chérie ce soir c’est barbecue sur la terrasse, en sirotant notre verre de rosé nous regarderons passer les ballons !

Si la journée semble idyllique, à l’heure du décollage il n’en sera peut-être pas de même.  Le météorologue de la manifestation va dévoiler ses observations au directeur des vols afin qu’il puisse prendre ou non la décision de « lâcher » les pilotes et leurs ballons.

On ne pilote pas une montgolfière comme on pilote un Airbus.  Il faut faire preuve de sécurité et la météo joue un rôle important lors d’un vol en ballon.  Il faut effectivement s’assurer que tout au long du processus de vol (du gonflement à l’atterrissage), le risque d’incident soit réduit au minimum.  Il faut donc que la météo soit favorable sur plusieurs heures ou plus précisément du déballage de la toile (l’enveloppe) jusqu’à son rangement dans la remorque !

A cette époque où on nous balance des prévisions météos à long terme, nous pourrions espérer que quelques heures avant un vol nous soyons prévenus du vol ou du non-vol.  C’est effectivement souvent possible mais dans des situations plus mitigées, la décision ne se prendra qu’en dernière minute.

Il fait super beau et ça ne vole pas ?

Et non, il n’y a pas que la pluie qui nous empêche de voler !

Un vent soutenu ou de fréquentes rafales de vent ne vont pas nous permettre de gonfler le ballon en toute sécurité.

De fortes chaleurs voire la canicule ne sont pas des alliés de l’aérostation.  Pour ménager l’enveloppe, il faudra diminuer la charge transportable (moins de passagers et/ou moins de carburant à bord).

Un orage éloigné peut tout de même provoquer des perturbations jusqu’à 50 kilomètres à la ronde.

La pluie, bien évidemment, alourdirait l’enveloppe et rendrait par conséquent le vol plus difficile.

Le directeur des vols dit oui et mon pilote dit non !

Le directeur des vols prend une décision pour l’ensemble de la manifestation après s’être concerté avec le météorologue.  S’il ne donne pas le feu vert pour le décollage, tous les pilotes devront respecter sa décision et aucun vol n’aura lieu.  Si par contre il juge les conditions favorables pour le vol, la décision finale de décollage reviendra au pilote.  C’est tout de même lui le commandant de bord.